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13/04/2005

13/04/05 - 18:18

Chronique de voyage (2)

Comment expliquer simplement l'idée des fallas ?? très difficile, c'est à la fois un mélange de traditions, de feu, de bruit et d'allégresse...

Les traditions, parce que ce genre de manifestation remonte au milieu du 18ème siècle et que c'était les seuls jours où le petit peuple pouvait manifester et critiquer ouvertement les nobles et le gouvernement en place. Ceci perdure de par la critique souvent virulente des politiques en place, de leurs caricatures et des affichettes posées bien en vue et qui donne le ton d'une falla... Le simple touriste y verra un monument festif de toute beauté construit à base de bois pour la structure et de carton ou de ce qu'on nomme aussi papier mâché et de cire, le tout peint avec une grande finesse et un luxe de détail impressionnant. La construction est légère et fragile car tout l'ensemble doit être brulé et disparaitre la nuit de la san José, patron des charpentiers. Nous avons eu la chance de rencontrer une personne qui a pu nous accompagner, nous expliquer et surtout nous traduire les affichettes les plus importantes. Je vous ai choisi quelques détails de fallas pour bien vous faire apprécier le travail de ces artistes.







Il est assez difficile de faire une bonnes photos d'un ensemble : la falla est généralement construite dans un carrefour voir au milieu d'une rue, isolée du bitume par une couche de gazon et l'usage d'un grand angle donne une vision trop déformée.







Dans la ville de Valence, les fallas sont énormes : la plus importante cette année mesurait 27 mètres de hauteur et elle a battu tous les records, y compris celui des cendres...

Ensuite le bruit : le valencian est né dans le bruit et ne peut vivre que dans le bruit, la preuve en est le nombre de jeunes pères que j'ai pu voir enseigner à leurs enfants la manière de se servir d'un briquet pour allumer les pétards... Pendant 4 jours à 14 heures il y a une mascleta, c'est à dire un déferlement de bruit. La mascleta d'après le peu que j'ai pu en apprendre serait une performance à réaliser par des artificiers patentés et non des amateurs avec 120 kilos de poudre pour faire le plus de bruit possible et bien sûr le plus longtemps possible. Tout est bon : pétards, bombes, fusées... mais il y a un ordre bien précis et un rythme à suivre. Depuis peu, il y aurait aussi ce genre de spectacles avec des odeurs !!! Mes pauvres oreilles ont eu bien du mal à supporter les 110 décibels pendant 5 minutes mais franchement, ça vaut le coup un jour d'appprocher toute cette culture, culture mise en péril par une commission de Bruxelles pour cause de danger car tout ceci, bien sûr, a lieu en pleine ville !!! De quoi se mêlent ces abrutis ???

Enfin le feu et l'allègresse, car tout ce qui a été construit pour ces 4 jours est impitoyablement brûlé à partir de minuit. Et là, c'est le début de la nit del foc avec toujours les pétards et les fusées, les bandas qui jouent pratiquement toute la nuit et les gens qui dansent et chantent !!! une manière aussi de célébrer le retour du soleil...


Ca sera le dernier post de cette chronique. La suite qui était en préparation est abandonnée.

commentaires

14/04/05 - 07:23

Mais euh... Pourquoi ? :-(

14/04/05 - 08:08

Non, je ne suis absolument pas d'accord !!!
On les emmerde !!!!! Pourquoi ça serait à nous de payer leur conneries ????????

14/04/05 - 17:33

au début je me demandais pourquoi tu nous mettais des photos de Disneyland Paris...

14/04/05 - 17:43

On a la culture qu'on peut...

14/04/05 - 19:02

bah un peu de tolérance !!!

14/04/05 - 19:15

je ne critiquais pas... C'est de ma culture dont je parlais....

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Merci Mr Fabulous



Dans un couple, mieux vaut balayer un grain de sable tous les jours que d'affronter la dune du Pyla dans six mois.

Oxbowlover & Cyrille-12


S'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir, s'il est vrai que le rire peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout.

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ROMANCE DE LA LUNA

La luna vino a la fragua
con su polisón de nardos.
El niño la mira, mira.
El niño la está mirando.

En el aire conmovido
mueve la luna sus brazos
y enseña, lúbrica y pura,
sus senos de duro estaño.

Huye luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.

Niño, déjame que baile.
Cuando vengan los gitanos,
te encontrarán sobre el yunque
con los ojillos cerrados.

Huye luna, luna, luna,
que ya siento sus caballos.
Niño, déjame, no pises
mi blancor almidonado.

El jinete se acercaba
tocando el tambor del llano.
Dentro de la fragua el niño,
tiene los ojos cerrados.

Frederico Garcia Lorca