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18/04/2005

18/04/05 - 18:05

La saint Maxime

comme je le disais dans un post précédent, nous sommes allés aussi la fêter chez mamy et papy... Nous sommes à peine arrivés que Mamy et Maxime en sont aux petites cachoteries, pire que des gamins ces deux là... Mamy nous avait concocté un repas dont elle a le secret et papy avait acheté un petit cadeau pour le petit-fils supplémentaire. Dans l'après-midi, nous sommes sortis faire une petite balade à pied : les vélos étaient à plat et nous voulions profiter rapidement de l'éclaircie et du peu de soleil. Une fois de plus, nos pas nous ont conduit sur le petit bout de route qui faillit m'être fatal...

Il faisait alors plein soleil et j'ai vu les lieux d'une manière totalement différente. J'ai profité que nous ne soyons que tous les quatre pour enfin poser la question qui me hante depuis :

- Mamy, Papy, je voudrais vous demander une chose. S'il n'y avait pas eu cet événement dans ma vie et que j'étais venu vous voir avec ce grand dadais en vous disant "je suis homo et voilà mon mari", auriez vous accepté notre homosexualité de la même façon ???

Il y a eu un grand moment de silence, même Maxime n'a pas réagi au fait que je le traite de grand dadais, il sait trop bien que ce sujet me ronge... Puis papy a commencé à parler :

- Tu vois Cyrille, tu nous demandes d'imaginer quelque chose d'absolument impossible. Autant je l'ai admis facilement quand Maxime a bien involontairement dévoilé vos sentiments, autant il m'aurait fallu un temps nettement plus long pour me faire à l'idée d'une telle annonce, mais je ne sais quel aurait été mon comportement... Depuis quelques années je te sentais un peu morose, un peu triste, me demandant ce que tu pouvais bien avoir, sans vraiment comprendre que cela venait de ta sexualité. Je l'aurais peut-être admis à la longue, mais il n'y a rien de sûr...
-Moi je suis un peu comme papy... Nous avons tout eu à l'envers mais j'ai beaucoup de mal à imaginer que je t'aurais laissé tomber pour ça... L'amour que Maxime a manifesté à l'hopital a balayé tous nos préjugés et nous a tous conquis... Je crois qu'il faut que tu te dises que ta famille vous accepte tel que vous êtes, sans vous poser de questions. Tu dois comprendre que jamais nous n'arriverons à imaginer objectivement ce qu'auraient pu être nos réactions...

Voilà qui met fin à cette recherche inutile d'une pseudo vérité. Il est clair que j'aurais voulu savoir, mais il me semble aussi clair que le fait d'avoir entendu ça de la bouche de mamy et papy est une réponse à cette question... Merci à vous deux et à toi aussi Maxime qui m'avait déjà dit les mêmes choses.


commentaires

18/04/05 - 18:09

cette histoire réveille en moi des souvenirs douloureux, j'en ai les larmes aux yeux et de joie et de peine. plus je te lis, cyrille, et plus je me dis que nous avons beaucoup de points en communs.

18/04/05 - 18:38

C'est idyllique ton histoire...(enfin pas le coup de l'accident !)

18/04/05 - 18:47

Vu avec un an de recul, je me dis que oui, ça peut paraître idyllique... à vivre au jour le jour, c'est un peu différent...

18/04/05 - 19:50

Ouaips, ben vu d'ici ça reste un joli brin de soleil!
Le bonheur c'est contagieux.

18/04/05 - 21:05

t'inquiètes, si tu continues à faire des cauchemars, je serai là pour te tenit la main mon bébé

18/04/05 - 22:03

ahlala ils arrivent toujours à me décrocher une larme ces deux là !!!

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Merci Mr Fabulous



Dans un couple, mieux vaut balayer un grain de sable tous les jours que d'affronter la dune du Pyla dans six mois.

Oxbowlover & Cyrille-12


S'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir, s'il est vrai que le rire peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout.

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ROMANCE DE LA LUNA

La luna vino a la fragua
con su polisón de nardos.
El niño la mira, mira.
El niño la está mirando.

En el aire conmovido
mueve la luna sus brazos
y enseña, lúbrica y pura,
sus senos de duro estaño.

Huye luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.

Niño, déjame que baile.
Cuando vengan los gitanos,
te encontrarán sobre el yunque
con los ojillos cerrados.

Huye luna, luna, luna,
que ya siento sus caballos.
Niño, déjame, no pises
mi blancor almidonado.

El jinete se acercaba
tocando el tambor del llano.
Dentro de la fragua el niño,
tiene los ojos cerrados.

Frederico Garcia Lorca