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20/04/2005

20/04/05 - 18:43

Plus d'un an déjà

Il y a quelques temps, j'avais dit que je posterais un texte sur ma rencontre avec Maxime, mais je trouvais le texte un peu trop... précis. Maxime l'a lu et il m'a donné son accord pour que je le publie tel quel. Donc chose promise, chose dûe comme on dit. Voici donc le post préparé depuis au moins trois mois, je vous le livre enfin...

Après un plan cul qui m'avait complétement dégoûté, je me suis replié longtemps sur moi-même. Je sortais avec des copains et j'allais aussi faire du sport mais rien de plus, d'ailleurs tout mes copains à ma connaissance sont hétéros, même si on se fait la bise quand on se rencontre... Un vendredi soir, Antoine, mon meilleur ami me demande si je veux aller au ciné. Je dis ok, on se retrouve en bas de l'immeuble et nous voilà partis... On arrive sur les Champs mais rien ne nous intéressait vraiment ce soir là. Il me dit :

- Si on allait faire un tour dans le Marais, prendre un verre, histoire de voir comment ça se passe ???
- Et si on est importuné on fait quoi ???
- Facile, on joue au couple et je te roule un petit patin, y a rien de tel pour éloigner les mecs de voir qu'ils ont de la concurence !

J'hésite un moment et je réponds :

- heu... bon... D'accord

Et nous voilà parti vers le Marais... On arrive et on se balade un peu. On rentre dans un bar relativement sombre, on commande et on s'assoit. Nous avons passé un bon moment sans être dérangés comme j'avais pu le supposer, juste quelques regards très appuyés...

Sans m'en rendre compte je venais de donner à Antoine la confirmation qu'il attendait : il avait compris que ça ne me dérangeait pas d'être embrassé par un garçon et que je devais avoir plus que des tendances.

Comme par hasard, Maxime est entré dans notre petite bande. On sort plusieurs fois ensemble avec Antoine, Maxime et Xavier mon frère. Un vendredi soir, après une petite balade, on discute un peu dans le hall de notre immeuble puis on se sépare... Je fais la bise à Antoine puis vient le tour de Maxime qui me dit en riant :

- j'ai peur la nuit tu viens me raccompagner ???

Et nous voilà reparti... On discute de tout et de rien, on continue un peu dans le hall de son immeuble.

Finalement, on décide de se quitter et on va se faire la bise. Je l'embrasse sur la joue, sa bouche dérape un peu et touche la comissure de mes lèvres. Je soupire, Maxime me le dira par la suite.

Je crois discerner comme une interrogation inquiète dans ses beaux yeux gris. On se regarde intensément pendant un temps qui m'a paru une éternité et finalement je lui tends les lèvres... Je me suis dit en même temps qu'à repousser les garçons un à un, je finirais par me retrouver seul. Celui-là je commençais à bien le connaître et il était loin vraiment d'être repoussant... Plutôt du genre prince charmant que vilain crapaud.

Je lui ai abandonné ma bouche. Il m'a pris dans ses bras pour me serrer contre lui : il bandait. Je lui ai rendu presque instantanément la politesse. On était bien. Ce soir là, il n'y a eu rien de plus que des baisers.

On s'est retrouvé ensuite presque tous les soirs en cachette, le plus souvent dans le hall de son immeuble. Les samedis désormais, il est venu faire du sport avec nous et il continue. Quelques semaines plus tard, un samedi après le sport il est venu déjeuner avec mon frère et moi puis mon frère est sorti pour nous laisser seuls, Xavier par la suite me dira s'être douté de quelque chose. Nous sommes allés dans ma chambre pour regarder un DVD, mais nous n'avons pas vu grand chose car nous avons passé plus de temps à nous caresser et nous embrasser. Puis nous nous sommes retrouvés nus assez rapidement. Je me suis levé pour fermer la porte et quand je suis revenu pour m'allonger sur le lit, il m'a saisi le sexe pour le mettre dans sa bouche. J'étais aux anges... mais je lui ai demandé d'arrêter car je n'allais pas pouvoir tenir très longtemps et je n'avais pas de petit imperméable disponible... On s'est donc allongé l'un contre l'autre très sagement. Tout en nous calinant, nous avons parlé de nos expériences respectives. Il en est ressorti que nous ne risquions pas grand chose mais que dès le lundi suivant nous irions faire un test... pour savoir si on devait s'encapuchonner ou non...

Le lundi soir nous sommes allés dans un lieu anonyme, avons remplis les dossiers et faits les prises de sang. Nous avons attendu presque une semaine pour avoir les résultats : négatifs tous les deux mais on n'en doutait pas. La décision de ne pas utiliser de latex nous a paru très normale. Ni lui ni moi n'avions envie de voir d'autres personnes.

Nous nous sommes rapprochés de plus en plus.

Grand merci à Antoine qui a réussi à me comprendre (il savait déjà pour Maxime) et voir que je me sentais mal dans ma peau. Maxime m'a confirmé qu'à part l'avoir introduit dans notre petite bande, Antoine n'a rien fait d'autre. Seul l'instinct de Maxime l'a orienté vers moi. Je n'ai pourtant pas l'impression d'être différent des autres...


commentaires

20/04/05 - 18:47

ah c'est bo l amour :)

20/04/05 - 21:07

merci de me donner encore les larmes aux yeux.

20/04/05 - 21:18

Je ne fais que raconter ce qui c'est passé rien de plus...

21/04/05 - 01:23

bah ca me fait pleurer ! j'y peux rien, je suis émotif surtout devant une jolie scène :)

21/04/05 - 10:52

Monsieur le sphynx,

je t'ai donné mon accord pour que tu publies ce texte mais je me suis réservé le droit de critiquer...

A vrai dire, presque tout ce qui est dit est vrai... Je veux juste revenir sur le fait que tu sois convaincu que j'ai un instinct, une sorte de don pour flairer les HOMOS... Que nenni mon cher. La seule chose que j'avais vu par rapport aux autres copains quand nous allions faire du sport c'est que tu t'abstenais de regarder les autres dans les vestiaires et que tu participais fort peu à nos blagues de collégiens... Très trè sphynx comme attitude...

Quand nous nous sommes retrouvés dans le hall, seulement nous deux, j'étais mort de trouille, je riais bêtement mais je m'étais dit aussi que ça serait ce soir là ou jamais... Tu l'as vu la peur dans mes yeux... Imagines simplement que je me sois trompé !!! c'est sans doute ton poing que j'aurais pris, pas ta bouche !!!

Enfin, rien à voir avec cet article, mais comme tu l'as écrit plusieurs fois ici, je vais faire comme toi :

je t'aime mon Cy (ex sphynx)
A ce soir

21/04/05 - 12:19

Tu me le dis en privé, c'est ce qui compte le plus pour moi
Bisous mon ange

21/04/05 - 18:54

vous voulez qu'on vous laisse peut être? ;)

et puis on s'en fout qu'il sache ou pas qui est pd ou pas :) c'est votre amour le plus important et le plus beau et le plus enviable (enfin pour moi)

21/04/05 - 19:10

Ne le critique pas trop, pour une fois qu'il commente... mais d'accord avec toi, savoir détecter ou pas passe vraiment en arrière plan...

21/04/05 - 19:29

mais je le critique pas, euh ! bon on se le prend quand ce café?

21/04/05 - 19:50

Ah ben là, chuis tout rouge... Mon non plus je ne regarde pas les mecs dans les vestiaires... Je croyais que ça éviterait de me faire repérer, mais apparemment non !!!

Rhalala, que la vie est dure pour les timides comme moi !

Une belle que la vôtre, Max et Cy, profitez bien du bonheur ! :o)

21/04/05 - 19:58

histoire*

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Merci Mr Fabulous



Dans un couple, mieux vaut balayer un grain de sable tous les jours que d'affronter la dune du Pyla dans six mois.

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S'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir, s'il est vrai que le rire peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout.

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ROMANCE DE LA LUNA

La luna vino a la fragua
con su polisón de nardos.
El niño la mira, mira.
El niño la está mirando.

En el aire conmovido
mueve la luna sus brazos
y enseña, lúbrica y pura,
sus senos de duro estaño.

Huye luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.

Niño, déjame que baile.
Cuando vengan los gitanos,
te encontrarán sobre el yunque
con los ojillos cerrados.

Huye luna, luna, luna,
que ya siento sus caballos.
Niño, déjame, no pises
mi blancor almidonado.

El jinete se acercaba
tocando el tambor del llano.
Dentro de la fragua el niño,
tiene los ojos cerrados.

Frederico Garcia Lorca